caméra inversée
Consoland

 

Un film et…un livre pour 2020
Ce sera notre dernier documentaire de réflexion (ainsi que notre seul livre), UTOPIMAGES se consacrera ensuite à des courts-métrages poétiques.
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Toujours plus.
Toujours plus loin.
Toujours plus vite.

Et si les sociétés modernes de sur-consommation (et de sur-occupation…) n’étaient qu’une vaste (et dérisoire) tentative de consolation et de compensation?
Ne passons-nous pas le plus clair de notre temps à nous agiter, à consommer, à nous divertir,  pour oublier nos peurs, nos manques, nos difficultés à être ?

La planète ne souffre t-elle pas essentiellement de ce mal-être ?

Les questions existentielles faisant sans cesse retour, ne sommes-nous pas pris dans un engrenage (toujours plus d’agitation et de consommation pour oublier, ne pas penser) ?

Ne perpétuons-nous pas  ainsi (plus ou moins, selon notre mode de vie) le capitalisme, système barbare détruisant (de plus en plus rapidement) la nature et nous-mêmes qui en faisons partie ?

Une (de plus en plus) grande partie de l’humanité n’aspire t-elle pas à toujours plus d’avoir », jalousant les riches, ces derniers étant eux-mêmes enfermés dans une pathologie sans issue, censée les rassurer ?

Tout ceci ne justifie t-il pas cette quête morbide:  la croissance infinie sur un monde fini ?
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Sans nier l’apport historique de Marx, le capitalisme ne dure t-il pas parce que:

>>>   Il tente de masquer (y compris chez les riches) les questions existentielles ?
>>>   Il aide tous ceux et celles qui ne le peuvent pas, à se construire une (pseudo) personnalité ?

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Une humanité plus juste et plus tendre peut-elle émerger, ou bien sommes-nous condamnés à disparaître ?

Pourrons-nous concilier développement personnel (le vrai, pas celui des marchands) et vie collective ?

S’agit-il de survivre ou bien de survivre en grandissant en humanité, en évoluant ?

Des êtres ne donnent pas (ou très peu) prise au système. Qui sont-ils ?

Le techno-scientisme, dernier avatar du capitalisme, n’est-il pas l’ultime tentative d’en finir avec notre condition et les peurs qu’elle engendre, en souhaitant nous transformer en machines sans corps et sans inconscient ?

De nouvelles façons d’appréhender la condition humaine, sans recours aux religions et au transhumanisme  sont-elles possibles ?

Avec l’aide de la sociologie, de la philosophie et de la psychanalyse, ces questions (et quelques autres) seront abordées dans un livre et un film
qui devraient voir le jour en 2020.